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1871

ÉCRASONS L’IMFAME

Félix FRANK

Quand tu nous trahit, en ces jours mauvais Où le Droit, vaincu, gît blessé par terre, Il faut que, s’armant du cri de Voltaire, Chacun, irrité, dise enfin : « Je hais ! »

De la sainte injure aiguise les traits, Si tu peux combattre et si rien n’altère, O juste opprimé, ton fier caractère : Écrasons l’Infâme au fond du marais !

Mettons un fer chaud dans la main du sage. Bourreaux et goujats, que rien ne surnage Hors du gouffre immonde où nous allions choir. — Dans l’acre mépris j’ai trempé ma rime :

Mon cœur plein d’amour veut la mort du crime ! Mon chant de colère est un chant d’espoir !

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