IL s’en allait, ce Bonaparte, Avec son nom, son titre et son or — fruits du vol, — Pour que l’Aigle reprît son vol, Au jeu mettre encore une carte…
Mais l’Aigle est couché sur le sol ! C’est fini ! Le dernier pilastre Croule avec le palais, hier resplendissant, Qui dans l’abîme ouvert descend :
C’est la honte avec le désastre ! C’est un flot de boue et de sang ! Et c’est pour choir dans cette boue Que cet homme avait pris dans l’histoire un tel nom !…
A-t-il voulu mourir ? Oh ! non ! Il tendait aux soufflets la joue, Quand d’autres couraient au canon ! Fourbe dont le bras se dérobe,
Escroquer le succès fut toujours ton seul plan : Acculé, tu t’es mis au ban De toutes les races du globe Par l’impur marché de Sedan !
Du sang des rois la terre est sobre : Fuyant dans ton bourbier le mal dont nous souffrons, Tu nous souilles de tes affronts ! Mais, va, nous laverons l’opprobre,
Traître… nous nous relèverons ! Ceux que doit engloutir la guerre Crachent sur ta mémoire en se ruant au feu ; Dans leur âme ils ne font qu’un vœu :
De l’Aigle noir briser la serre, Puis t’éventrer d’un coup d’épieu ! Mais non ! Vis… pour frémir de rage ! Partout chassé du pied, ainsi qu’un vil pourceau,
Tu porteras sur toi le sceau Du crime ignoble et sans courage Que tu couvais dès ton berceau ! Et les petits enfants, terribles,
De ta lugubre image — où rien ne resplendit — De ton nom frappé d’interdit, Pour leur mépris feront des cibles, O Tartufe aux mains de bandit !
Et, toi vivant, avec délice L’injure aiguë en toi plongera jusqu’au fond ! Tu voudras fuir, mais chaque bond Multiplîra l’affreux supplice,
Et l’horreur blêmira ton front ! Et la Postérité prochaine, Reculant de dégoût, crîra : « Venez, ô vers ! Il n’est pas digne des enfers
Où les Attilas ont leur chaîne… Efface-le de l’univers !»
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