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1909

PSEUDO-SONNET

Georges FOUREST

Au bord du Loudjiji qu’embaument les arômes des toumbos le bon roi Makoko s’est assis. Un m’gannga tatoua de zigzags polychromes sa peau d’un noir vineux tirant sur le cassis.

Il fait nuit : les m’pafous ont des senteurs plus frêles ; sourd, un marimeba vibre en des temps égaux ; des alligators d’or grouillent parmi les prêles un vent léger courbe la tête des sorghos ;

et le mont Koungoua rond comme une bedaine, sous la Lune aux reflets pâles de molybdène, se mire dans le fleuve au bleuâtre circuit. Makoko reste aveugle à tout ce qui l’entoure :

avec conviction ce potentat savoure un bras de son grand-père et le juge trop cuit.

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