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1907

SOMPTUAIRE

Fernand FLEURET

— Mes livres, vous serez de petites armoires Où, soigneux, je plierai mes robes de pensée Afin d'en préserver les susceptibles moires Et la couleur du temps où les aurai tissées.

— Si tout passe, la mode et ses Ostentatrices, Le ver, sournoisement, prélibe le grimoire ; Des papillons, tramant leurs petites pelisses. Vont se poudrer de gris aux cendres de Mémoire…

— Qu'importe qu'après moi mes parures ne durent ? Comme de mon vivant, qu'importe qu'on me voie ? Quand ma grâce me plait, ma psyché la renvoie. Gloire bornée aux quatre coins de sa bordure…

— Narcisse eut le baiser d'une eau vaine et trop pure, Et ta robe est vouée aux froides renoncules… — Si ma mort n'a l'honneur d'un sanglot majuscule, L'épave, quelquefois, fait plaindre ceux qui furent.

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