Skip to content
1893

TRISTESSE

Albert FERLAND

Ô funèbre cyprès, qui du deuil est l'image, Toi l'ami du tombeau, l'ombre de la douleur, Daigne me recevoir sous ton épais ombrage, Et sur mon front brûlant épanche la fraîcheur.

Fuyant ce monde vain que méprise le sage J'aime, afin de calmer les fibres de mon cœur, Arroser de mes pleurs ton aimable feuillage, Et mêler ma tristesse à ta morne splendeur.

Bien que l'aube sourit l'azur me semble sombre Et parfois du trépas je crois voir passer l'ombre Tant le malheur m'éprouve et m'accable de maux ! O ma tige sacrée, ô bois que je révère,

Sois le seul confident de ma douleur amère. Et pour voir le ciel pur écarte tes rameaux !

Cookies on Poetry Cove

We use cookies to remember your language preference and — only with your consent — to learn how Poetry Cove is used. You can change your mind any time.
TRISTESSE · Albert FERLAND · Poetry Cove