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1893

L'AUBE D'UNE FEMME

Albert FERLAND

Que je fus ébloui quand « l'Aube d'une Femme » Déployant jusqu'à moi son pur rayonnement, Vint délecter mes yeux et remplir ma jeune âme D'un doux et long ravissement !

Comme une aurore égaie en venant leur sourire, La brune enfant des prés et l'oiselet des cieux, Elle fait gazouiller les cordes de ma lyre, Déride mon front soucieux.

Je ne puis me lasser, tant son charme captive, De contempler l'éclat de ses vives splendeurs !… Ah ! je suis peu surpris qu'en France et sur ma rive Nombreux soient ses admirateurs !…

Si cette aube précède, ainsi que je l'espère, Ô Muse, ornée au front du poétique sceau, Un jour aussi brillant qu'elle est sereine et claire, Oh ! combien ce jour sera beau !

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