Vois donc, ma sœur, épouse, ô fontaine scellée,
Comme ton corps est svelte et d'aspect gracieux !
Vois donc, ô mon époux, ô lis de la vallée,
Comme en toi toute chose est parfaite à mes yeux !
Tes cheveux sont pareils à des troupeaux de chèvres
Poursuivant sur les monts leurs chemins coutumiers.
La myrrhe, ô bien-aimé, distille de tes lèvres,
Tes cheveux sont pareils aux pousses des palmiers.
Tes mains qui des couleurs de l'aurore sont teintes
Semblent deux papillons autour de toi volant.
Tes mains, faites au tour, sont pleines d'hyacinthes,
Et ta tête superbe est un or excellent.
Tes yeux dont le regard a blessé ma prunelle
Sont purs comme les flots des vasques d'Hésébon.
Tes yeux à qui mon corps chastement se révèle
Sont clairs comme les eaux des puits de Salomon.