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1912

Servante d’Auberge

Charles-Théophile FERET

En bonhomme de rat qui joue au hobereau, S’il faut me retrancher un jour dans un fromage, — Mon large nez ne craint de tels parfums dommage — Que ce soit par fortune en un gras Livarot.

Non pas que de ton nimbe et de ton faux douro Je cherche, ô Gloire ronde et rouge, quelque image. Bon pour les Muses de frontispice et les Mages. Je préfère à de secs lauriers un bon porreau,

Du cidre blond pour boire en ma couleur… passée ! Et l’épais Livarot que me sert, haut troussée, Chauffe-plat, chauffe-lit, la rougeaude Lison. A ma barbe qui poisse, à ma main fourvoyée,

Très précieusement fouettent à l’unisson Le fromage onctueux et la femme mouillée.

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