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1912

Réponse de la Petite Courtisane

Charles-Théophile FERET

Taureau peu digne encor du beau fessier d’Europe, Je tâte un serpent mou qui n’a rien d’un Python, Et je trouve une corde où je cherche un bâton. Mais je vais t’éveiller de l’indigne syncope.

Je rapproche mes seins, que ma paume enveloppe. J’en fais saillir la proue, et du double bouton Laboure au bon endroit ta chair de molleton ; Et, plus bas, mon genou te racle et te varlope.

Puis je donne à flairer l’aisselle chaude au mâle, Où le crin d’astrakan me fait plus animale… Ah ! tu renais, nourri d’effluves opportuns. Baudelaire savait le ressort poétique :

Comme des autres l’âme erre sur la musique, Le poète a le cœur gonflé par les parfuns.

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