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1912

Jour de marasme

Charles-Théophile FERET

Les écoliers de cinquante ans, et de soixante ! Toujours en quête, en vain fessés, d’autres leçons, Rêvant de lac limpide où tremper leurs cuissons, Se vont noyer aux yeux d’une fausse innocente.

Quand, leurs écus palpés, une main commerçante Arme le vieux mousquet qui crache à leurs chaussons, Qu’ont-ils pris ? Un chat maigre et qui sent le poisson. Ils tiennent gros butin un connin de servante.

Une lourde gothon, sur leur bouche, que tord Le malfaisant plaisir comme une affre de mort, Flaire l’eau des vieux puits et la cendre de l’âtre. Peintre, on voit sur ton lit deux coulombs s’épouser.

Plutôt, d’un ton cruel charge l’aile bleuâtre D’un corbeau qui te creuse avec son bec rusé.

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