Florida, Rozemon, Enguerrand et cinq drôles, Débiteurs de l'habit qu'ils ont sur leurs épaules, Catilinas du whist, aigrefins élégants, Qu'un préjugé bourgeois admire sur leurs gants,
Pour un souper joyeux, pour une ample curée, Ont pris un rendez-vous à la Maison dorée : Restaurant où le Diable, aux nuits de carnaval, La serviette à la main, tient son grand festival.
Oh ! dans ces cabinets où saute le champagne, Que d'esprits insensés ont battu la campagne ! Que d'étourdis, charmés par un air fraternel, Ont mangé l'avenir et le bien paternel
Avec ces faux amis dont la troupe s'envole Quand au fond de la poche il n'est plus une obole ; Après à la curée et prompts à délaisser Le sot qui sur leurs pas a voulu s'élancer :
Saluant son réveil, lorsqu'il sort du délire, Par l'infernal adieu de leur éclat de rire. Jamais un œil humain, je crois, ne regarda Rien de plus séduisant que cette Florida.
Si je la décrivis lorsqu'elle était Cécile, La bien peindre aujourd'hui serait plus difficile. Sous l'étreinte et l'ardeur des passions du mal Elle a pris dans sa grâce un air original.
Le vice offre à l'esprit une pente terrible La vertu n'a jamais ce charme irrésistible ; Tandis que la pudeur voile ses agréments, La luxure s'en fait d'utiles instruments.
La pauvre Cendrillon s'étiole dans l'âtre ; Mais dès qu'avec fracas, sur un autre théâtre Elle paraît, portant un costume de cour, Chacun de ses regards fait éclore l'amour.
A ces tentations de parures, de fêtes, Vont se perdre aujourd'hui les cœurs les plus honnêtes. « Quoi ! je consumerais dans un obscur métier « Et dans la pauvreté mon printemps tout entier ;
« Certaine qu'à mes vœux l'avenir se dérobe, « J'aurais pour me couvrir une mesquine robe, « La même dans l'hiver comme au temps le plus chaud… « Vivant dans ma mansarde ainsi qu'en un cachot !
« Pourquoi donc au bonheur resterais-je rebelle ? « Pourquoi la pauvreté quand je suis jeune et belle ? » C'est ainsi que Satan, dans le Quartier latin, Récolte chaque jour un fort joli butin.
Pour atteindre aisément le but qu'il se propose, Lui-même en cent façons il se métamorphose : La soie aux doux reflets, le bouquet odorant, L'orchestre dans le bal, la carte au restaurant,
Le gentil brodequin qui rend le pied si leste, L'ombrelle, la capote, élégance modeste, Tout cela c'est Satan, docteur ès-passions. Filles qu'il veut tenter, gare aux séductions !
Satan a pour convaincre un air si bon apôtre… Le plaisir qu'on accepte est le chemin d'un autre. A peine avec le mal a-t-on capitulé, Que le but va fuyant, sans cesse reculé.
Hier on ne voulait que se distraire une heure ; Aujourd'hui dans le bal jusqu'à l'aube on demeure. Mieux logée, on se trouve encor trop simplement : Il faut, Cité Trévise, un bel appartement.
Eh quoi ! se fatiguer à marcher dans la boue ? Vite un leste brougham qui sur sa double roue Emportera Madame aux endroits fréquentés Où vont cavalcader les lions bien rentés.
Et Satan rit alors ; cet ennemi de l'âme Dans ses piéges toujours fera tomber la femme. La parenthèse est longue… Excusez, mais il faut Parfois être un peu long, et c'est un bon défaut.
Si l'on voit aujourd'hui tant de prostituées, C'est que pour la vertu l'on n'a que des huées Et qu'on tient en dédain le travail, le talent, Si la loi du hasard ne l'a fait opulent.
Telle qu'un passereau que le miroir captive,* A l'appel du plaisir devenue attentive, Cécile avait compris le charme souverain De briller, de tenir les hommes sous son frein ;
Et bientôt surpassant nos Phrynés à la mode, Elle avait excellé dans ce métier commode. Plus elle avait souffert de dégoûts et d'ennui, Plus elle s'en vengeait maintenant sur celui
Qui subissait son joug ; avec quelque volume Que l'on entrât chez elle, on y laissait sa plume. Elle était magnifique à voir auprès d'Arthur, Levant son verre plein d'un alicante pur,
Les cheveux déroulés, la gorge bondissante, Et d'un appel hardi la lèvre frémissante. « — Je crois, mes chers enfants, que le plaisir languit, Dit-elle ; employons mieux le reste de la nuit.
Nous n'avons pas encor salué comme un frère Le punch, ce feu qu'on boit dans le cristal du verre. Ne sait-on plus souper ? Allons donc, Rozemon, Tu prends un air de saint, toi le plus franc démon.
— Comme elle me connaît ! s'écria le jeune homme. Mais toi, comment aussi faut-il que l'on te nomme ; Toi qui, grisette hier, as si promptement pris Le genre et les façons qui plaisent à Paris ?
Ce changement subit augmente encor tes charmes, Et pour nous subjuguer il te prête des armes. Révèle ton secret. — Je n'en ai pas. L'ennui
M'a faite tout d'un coup ce qu'on voit aujourd'hui. — Mais ce ton élégant… — Beau secret ! je suis femme, — Dis donc magicienne habile à prendre une âme. — Mon cher Arthur, assez de fades compliments.
Qu'en faveur des amis se taisent les amants, — Je suis trop pastoral : mais il est difficile D'aimer ma Florida sans exalter Cécile. Ah ! si le Fortunat se présentait ici,
Je crois que de nous voir il aurait du souci. — A propos, dit alors en riant un convive, Ce Môsieur eut pour vous une passion vive. Comment se termina votre églogue d'amour ?
— Comme tout se termine : on se convient un jour ; Et puis, le lendemain, on se trouve insipides, Les meilleurs dénoûments doivent être rapides. — Très-bien ! très-bien ! Buvons, dit le cercle moqueur.
— Respect à Fortunat ; c'est mon premier vainqueur, Dit encor Florida ; mais il n'était pas sage, Et le pauvre garçon a fait vite naufrage. — Comment, dit Enguerrand, serait-il raffalé ?
— Si bien, que vers Bruxelle un jour il a filé. Adieu sa commandite ; il s'afflige et soupire… Par compensation le hanneton respire. » Ce fut par un fou rire, à remplir la maison,
Que la troupe accueillit la funèbre oraison. Tels étaient les adieux de l'ingrate maîtresse Pour l'amant qu'elle avait plongé dans la détresse. Lorsque le plaisir seul a formé le lien,
Aux jours où vous souffrez ne comptez plus sur rien ; Et n'attendez jamais qu'une tendresse louche D'une femme qui vend les baisers de sa bouche. Florida cependant paraissait réfléchir.
Elle laissait ses bras et sa tête fléchir, Et semblait éprouver le poids de la fatigue. On s'étonne. Enguerrand que ce nuage intrigue, S'écrie, en se servant un morceau délicat :
« — Je serais satisfait qu'un ami m'expliquât Le souci que j'ai lu dans les yeux de Madame, Ces yeux qui versent moins de larmes que de flamme. — Ah ! je pensais, dit-elle.
— Admirable ! charmant ! Vous avez pour penser bien choisi le moment ! — Non, je me reportais, par un pas en arrière, Vers le temps où j'allais à pied, simple ouvrière,
Gagnant le pain du jour, heureuse de l'argent Qui se trouvait au bout d'un travail diligent. Il me fallait alors, adonnée à ma tâche, Pour un bien faible prix m'appliquer sans relâche :
Mais aussi, mes besoins étaient si modérés ! Et quand de l'escalier je montais les degrés, Lorsque je revoyais mon étroite chambrette, Simple et sans ornement, mais tranquille et proprette ;
Quand j'arrangeais mes fleurs, puis me mettais au lit, Je n'avais nul désir, nul regret dans l'esprit. Sous mon petit chapeau, sous une robe blanche, Vraiment je me trouvais fort belle le dimanche.
Je ne soupçonnais point qu'on pût faire un faux pas, Ni surtout souhaiter ce que l'on n'avait pas. D'ailleurs, dans le passé je trouvais ma défense. J'avais eu la leçon du malheur dans l'enfance ;
J'avais appris à fuir le scandale, le bruit. Mon père— un ouvrier— revenait chaque nuit Sombre, les yeux éteints par son ivresse immonde ; Il s'irritait, jurait et battait tout le monde.
Il donnait son argent aux filles du quartier. Si ma mère pleurait, armé d'un tire-pied, Il la frappait… Pourtant, c'était la pauvre femme Qui de notre mansarde était l'espoir et l'âme,
Elle qui nourrissait d'un travail.assidu Les enfants, le mari dans ses vices perdu. Et si quelque prière arrivait à sa bouche, Il la raillait, jetant un blasphème farouche !…
J'ai vu tant de malheur, que j'en avais conçu Le besoin d'un état modeste, inaperçu. Ma mère succomba, victime de la vie… De la dispersion cette mort fut suivie ;
Mon père nous quitta, pour nocer à son gré ; Au vice comme lui, mon frère s'est livré… Je ne les revis plus. — Vous m'avez entendue, Et je vous ai montré la vérité bien nue.
— A présent, palsembleu ! dit un jeune lion, Vous avez rejeté cette condition ; Vous régnez et surtout vous excitez l'envie ! Le travail, c'est la peine infligée à la vie.
Dans l'ombre sied-il bien d'aller s'ensevelir Quand on a ce qu'il faut pour briller et jouir ? Ne vous souvenez plus qu'il fut une Cécile, Et menez bruyamment l'existence facile.
— Oui, je veux oublier… ; oui, je suis Florida. » Elle reprit son verre et d'un trait le vida ; Puis fit retentir l'air de ses éclats de rire. « — Bravo ! dit Rozemon ; j'aime mieux ce délire.
Qu'est devenu Brécourt ? — Ma foi, je l'ai purgé De ses grands revenus. — Puis ?…
— Il a son congé. — Et le comte Strogoff ? — Il retourne en Russie Pour réparer les trous de sa bourse amincie.
— Et le banquier Crushmann ? — Oh ! qu'il est ennuyeux ! Comme un poisson pâmé dilatant ses gros yeux, Couvrant de chaînes d'or sa panse rebondie,
Il s'en vient de l'amour faire la parodie. J'ai pour adorateurs des céladons flétris, En quête de plaisirs que le temps a taris ; Une rose toujours brille à leur boutonnière ;
Ils ont, grâce à Guerlain, une odeur printanière ; Leurs femmes, leurs enfants, oubliant tout pour moi ; Ils sont à mes genoux, je leur dicte ma loi. Je fais ce que je veux de ces vieilles poupées
Qui rampent à mes pieds, de moi seule occupées… Ce sont les grands du jour… Mais comme ils sont petits ! Je me rince la bouche après qu'ils sont partis ! — Cette digression me paraît fort piquante,
Dit Rozemon ; chantons là-dessus, ma bacchante : Au choc du verre On est joyeux ; Moi je révère
Le jeune amour et le vin vieux. Triste philosophie Qui voudrais m' ennuyer, Va-t'en, je te défie
De me faire bâiller. Quand la mousse pétille, A mes regards tout brille ; A tout le genre humain
Je tends la main. Au choc du verre On est joyeux ; Moi je révère
Le jeune amour et le vin vieux Grands faiseurs de morale, Venez auprès de nous Sans craindre le scandale ;
On rit avec les fous. Trop tôt la gaîté passe ; Prenez, prenez la place Que vous garde Satan…
Il vous attend ! Au choc du verre On est joyeux ; Moi je révère
Le jeune amour et le vin vieux. L'hiver viendra morose Enlever, quelque jour, Son éclat à la rose,
Son sourire à l'amour. Mais avant sa visite Amusons-nous bien vite, Sans toucher au poison
De la raison. Au choc du verre On est joyeux ; Moi je révère
Le jeune amour et le vin vieux. » Nous ne décrirons pas le tumulte, le bruit Que l'orgie en marchant répandait. Vers minuit Un garçon avertit le baron de se rendre
Dans un salon voisin : tout exprès pour l'attendre Un Monsieur, fort bien mis du reste, était venu. « — Eh bien ! il attendra, cet illustre inconnu, Dit Rozemon ; il est des gens d'étrange sorte !
Quand je suis occupé demander que je sorte… La licence est hardie ; allez au visiteur Donner son compte ; allez, fût-il le Commandeur, Vînt-il du plus lointain de tous les hémisphères,
Je ne le verrais pas : à demain les affaires ! » Quelques instants après, reparut le garçon. Il tenait une carte à la main. Le frisson Saisit soudain Arthur, qui tordit sa moustache.
« Monsieur, je vous attends si vous n'êtes un lâche. « Paul FIRMIN. » Tels étaient les mots durs et pressants Qui du fougueux Arthur avaient glacé les sens.
L'oracle écrit aux murs du maître de Ninive, Disant : « La mort est proche, et le vainqueur arrive, » Émut peut-être moins l'orgueilleux Balthazar, Que cette simple carte envoyée au hasard.
« Monsieur, je vous attends si vous n'êtes un lâche ! » « — Il m'attend, lui, Firmin… et croit que je me cache ! Non, non ! — Où courez-vous, lui dirent ses amis.
— Ne vous étonnez pas… Un rendez-vous remis Qu'on vient me rappeler… Une affaire importante Remplissez, verre en main, les moments de l'attente. » Arthur sortit. Moitié sérieux et plaisant,
Il salua Firmin qui, d'un geste imposant, Fit comprendre à ce fat qu'après la parodie Il fallait aborder la sombre tragédie. « — Je suis venu, dit-il, mais ce n'est pas pour moi,
Monsieur, veuillez le croire. — Oui certes, je le croi. — Si de vos procédés j'eus parfois à me plaindre, N'ayant jamais eu l'art de plier ni de feindre,
Je vous avais assez marqué mon sentiment Et n'eusse pas daigné me venger autrement. — Monsieur, vous débutez par l'injure et l'outrage ! — Écoutez ; il m'en reste à dire davantage.
Mais encore une fois qu'il soit bien constaté Que je suis l'instrument d'une autre volonté. — Ah ! l'on vous a choisi… la chose se devine, Comme un représentant de haine féminine !
C'est un emploi brillant. — Monsieur, ne raillez pas. On verrait qui de nous descendrait le plus bas Si jamais l'on pouvait, remontant les années,
Sur un même tableau tracer nos destinées. — Vous êtes un Caton ! — Et vous, Monsieur, et vous. Je me tais. Il n'est rien de commun entre nous.
— Alors pourquoi m'avoir dérangé ? Je vous quitte. — A m'entendre, Monsieur, d'abord je vous invite, Dit Firmin, qui debout, dans son droit affermi, Foudroyait du regard son frivole ennemi.
De la séduction vous avez fait étude ; Puis vous avez payé de noire ingratitude Ce sacrifice immense et coûteux à l'honneur D'une femme qui donne et sa vie et son cœur.
Vous avez dans le cœur de cette jeune femme, Vous, séducteur habile, entretenu la flamme ; Bien certain d'un triomphe à l'aise préparé, Vous avez dit : « Je suis le maître, qu'à mon gué
« Désormais elle pense, elle agisse. :. Je règne ! « Ne m'aimât-elle plus, qu'un jour elle me craigne. » Voilà votre calcul, j'ai su le deviner. Vos séduisants dehors n'ont pu me fasciner ;
Car le moment arrive où, tombant de lui-même, Le masque laisse voir la bouche qui blasphème. Ah ! vous croyez, Monsieur, qu'on peut impunément, Tartufe de salons, se jouer du serment,
Et par de beaux semblants cacher avec adresse Le fond tout gangrené de la scélératesse ! Et vous avez pensé qu'il est de ces excès Qui passent, chaque jour, à l'abri du succès !
Semer le déshonneur en héros à la mode, Puis rire de son crime, oh ! c'était bien commode. Mais le mal n'est jamais si prudemment caché Qu'on ne sache la voie où vous avez marché ;
Et Dieu charge toujours quelqu'un de sa justice. Il m'a donné ce soin ; afin qu'il s'accomplisse, Je suis venu vous prendre au milieu du plaisir. Comme le débauché que la mort vient saisir.
Ne vous détournez pas… Je vous regarde en face… Voyez si sur mes traits une émotion passe… Car j'ai ma conscience et je fais mon devoir. Ce que de vous j'attends, vous devez le savoir.
Vainement vous avez avec un art habile Déguisé le poison que le vice distille ; La ruse vous servit, et le hasard vous perd. — A juger le prochain vous êtes très-expert,
Monsieur, dit Rozemon. Vous m'arguez de ruse : Mais ne peut-on savoir quel indice m'accuse ? — Ce débat avec vous est au-dessous de moi. — Cependant vous prenez un singulier emploi.
— Je défends une femme : elle est votre victime Et je la sauverai, sans excuser son crime. — Que voulez-vous enfin, émissaire fatal ? — Des lettres qui seraient la mort du général.
— Vous ne les aurez pas ! — Je les veux. C'est ma tâche, Et vous me les rendrez si vous n'êtes un lâche. — Encor !
— Si vous n'avez, pour garder ce trésor, Fait de secrets calculs qu'on paie avec de l'or. — C'en est trop ! — Ah ! chez vous parle quelque courage ?
— Implacable censeur, si j'écoutais ma rage, Je… Mais nous nous verrons ailleurs. — Quand ? — Dès demain. A la Porte-Maillot.
— J'y serai, dit Firmin. À six heures. — Non, non, jamais je ne me lève Sitôt. C'est pour midi. Jusque-là faisons trêve.
Laissez-moi retourner vers mes amis. — Ces fous ! Si vous êtes vaincu, les lettres — Sont à vous.
Mes témoins les auront ; mais il faut vous attendre, Vous qui les réclamez, à me voir les défendre Avec acharnement. Puisque le sort le veut, Puisqu'il faut en finir, oubliant qu'il se peut
Que demain je succombe, oh ! j'accueille avec joie L'espoir de me venger que le hasard m'envoie. Je vous tiendrai, mon fer tout près de votre cœur, Vous qui m'avez tant nui, soit grave, soit moqueur ;
Vous qui n'avez cessé de fronder ma conduite ; Vous dont je dois subir l'éternelle poursuite ! Comme une ombre importune attachée à mes pas, Vous étiez un ennui que je n'avouais pas,
Mais qui rongeait mon cœur et dont je me délivre Au jour où l'un de nous aura cessé de vivre, Jusqu'à votre vertu, tout en vous me blessait. Ah ! vous venez enfin !… La haine m'oppressait ;
Vous venez vous offrir vous-même à ma vengeance ! Mes désirs avec vous étaient d'intelligence. A demain donc, Monsieur ; j'accepte le cartel. Que ce dernier combat soit un combat mortel ! »
Paul, s'inclinant, sortit calme. Son adversaire, Tout troublé qu'il était, prit — chose nécessaire — Pour rentrer au souper, un sourire, un maintien. « — Ah ! que vous êtes long ! vraiment ce n'est pas bien,
Dit Florida. — Pardon. — Un créancier peut-être Vous ennuyait, mon cher ?
— Oh ! non, par la fenêtre Je l'eusse fait partir. C'était — Qui ? — Paul Firmin.
— Ce pédant ! dit chacun. — Nous nous battons demain. »
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