II.
Depuis le pauvre prisonnier
Revit bien des fois son amie:
Par elle sa foi raffermie
Lui rendit son courage altier.
Aux heures où qui souffre nie,
Il invoquait ‘l'ange gardien,’
La consolatrice bénie
Qui le forçait à croire au bien...
............
Puis quand, plus tard, il vit finir
Cette vie où l'ennui pullule,
Souvent un pieux souvenir
Le reportait à sa cellule.
Il revoyait à maint instant
La femme noble et généreuse,
Qui s'en retournait toute heureuse
Quand le captif semblait content.
Mais ce qui mouillait sa paupière.
C'était (comme en une oraison
- Car chaque coeur a sa prière! -)
De se rappeler la lumière,
La joie entrant immense, entière,
Avec la visite première
De son amie à la prison!