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1870

Liedjes en andere verzen

Emiel Moyson

II.

Depuis le pauvre prisonnier Revit bien des fois son amie: Par elle sa foi raffermie Lui rendit son courage altier.

Aux heures où qui souffre nie, Il invoquait ‘l'ange gardien,’ La consolatrice bénie Qui le forçait à croire au bien... ............

Puis quand, plus tard, il vit finir Cette vie où l'ennui pullule, Souvent un pieux souvenir Le reportait à sa cellule.

Il revoyait à maint instant La femme noble et généreuse, Qui s'en retournait toute heureuse Quand le captif semblait content. Mais ce qui mouillait sa paupière. C'était (comme en une oraison - Car chaque coeur a sa prière! -) De se rappeler la lumière, La joie entrant immense, entière, Avec la visite première De son amie à la prison!

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