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1898

IV

Max ELSKAMP

Mais las ici voici mes yeux de couleur, musique et ramage, mais las ici voici mes yeux et mes souliers devenus vieux,

et lors en sa maison d’hiver, à jours en long, larges les heures, feu la voile, morte la mer, mon âme seule avec mon cœur.

Or tristesse en tous les langages, à mains vides cherchant labeur, et dans mon livre à voix d’images, fin aussi de fête en couleurs,

voici le noir, voici le blanc, faisant musiques appauvries et dans la mort plus qu’en la vie s’aller mes bêtes et mes gens,

car dans la pluie ou dans le vent, et pour les fous comme les sages, pour chaque chose il est un temps en hommes comme en paysages ;

et vie en tout suivant son cours ici par les rues de mes villes, voici passé mon temps d’amour dans la joie des garçons et filles.

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