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1871

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Ferdinand DUGUÉ

Inflexibles, tant mieux ! ces casques sont stupides, De Guillaume aux valets, de Bismark aux séides… Ils étaient les plus forts, Dieu l'avait résolu… Être les plus cléments ils ne l'ont pas voulu…

Tant mieux ! l'occasion était pourtant bien belle Pour nous humilier d'une façon cruelle ! L'Allemand qui nous tient abattus sous son pié Pouvait nous infliger encore sa pitié

Comme un dernier affront au malheur, au courage, Et pouvait dire, ainsi couronnant son ouvrage : — Aux Parisiens bruyants, aux Français fanfarons Nous pouvons imposer tout ce que nous voudrons !

Nous sommes les vainqueurs, les maîtres, les arbitres, A nos ménagements vous n'avez plus de titres, Mais nous vous épargnons, nous sommes généreux Vous trouvant plus à plaindre étant plus malheureux !

Nous ne prétendons point à l'abus de la gloire Et respectons en vous jusqu'à notre victoire ! — S'ils avaient fait cela ! s'ils avaient, ô douleur ! Des clauses de la paix adouci la rigueur ;

S'ils avaient, oublieux des querelles passées, D'un oubli réciproque évoqué les pensées Et surtout refusé d'envahir ce Paris Que sans la faim jamais Guillaume n'aurait pris ;

La France était alors vaincue et désarmée Plus que par tous les Krupp de leur pesante armée, Car la reconnaissance a de secrets liens Qu'on ne saurait briser même envers des Prussiens !

Mais, ils ne l'ont pas fait ! affolés de conquête, Ils poussent jusqu'au bout leur rapacité bête… Ah ! tant mieux ! mille fois, tant mieux !… rien ne pourra Nous désarmer non plus et l'Europe verra

Notre haine implacable à punir cette engeance A nos ressentiments mesurer sa vengeance !…

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