En fait de cruauté, d'astuce, On reproche tout à la fois Aux habitants de cette Prusse Qui veut des Empereurs pour Rois…
Si nous mettions un peu la puce A l'oreille des Bavarois ? Ces gens que Von der Thann commande, Sujets de Louis le Crétin,
Sont la race la plus gourmande, La plus acharnée au butin ; De toute l'armée allemande C'est la plus détrousseuse enfin…
Les poches les mieux arrondies Sont les poches de ces voleurs ; Et multipliant incendies. Assassinats, lâches horreurs,
Des plus féroces tragédies Ils sont les principaux acteurs ! Et notez qu'ils sont catholiques Disant pratiquer mieux que nous
Les préceptes évangéliques ; Et quand ils ont avec courroux Criblé d'obus nos basiliques, Ils vont y prier à genoux…
Ah ! combien ce Dieu de la guerre, Qui réserve pour l'innocent Tous les éclats de son tonnerre, Doit se montrer reconnaissant
Lorsqu'ils lèvent pour la prière Leurs mains encor rouges de sang ! Mais le doux enfant de Marie, Qu'en vain pourtant nul n'a prié,
Rejette l'oraison impie De ces faux chrétiens sans pitié Qui lui refont une agonie A l'éternel Crucifié !…
O blonde tribu d'hypocrites Charmant peuple, aimable voisin, A qui Bismark pour ses mérites Laisse les miettes du festin,
Nos représailles sont écrites D'avance au livre du destin… Quand nous irons sans crier gare Te fustiger et te punir,
Jamais ton Wagner, ce barbare, Cet écorcheur de l'avenir, N'aura créé de tintamarre Comme celui qu'on doit t'offrir !
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