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1871

APRÈS WISSEMBOURG

Ferdinand DUGUÉ

Ils préfèrent, je vous le dis, Les embuscades aux batailles… Eux, des soldats… non ! des bandits Qui se cachent dans les broussailles

Et dans les profondeurs des bois, Pour s'élancer tous à la fois Sur quelque bataillon qui passe ?… Eh bien, plus de guerre… la chasse !

Allons ! vive Dieu ! A leurs forêts mettons le feu, Puisqu'ils en ont fait des tanières ! Brûlons ces loups dans leurs repaires !

Les philanthropes nous diront Que ces hommes-là sont nos frères… Oui, comme Caïn !… sur le front Les fils ont le signe des pères !…

C'est un peuple vraiment maudit Qui dans ce siècle où tout grandit Ne rêve que proie et conquête !… Tayaut ! tayaut ! la chasse est prête !

Allons ! vive Dieu ! A leurs forêts mettons le feu, Puisqu'ils en ont fait des tanières ! Brûlons ces loups dans leurs repaires !

Avec ces détrousseurs du Droit Pour préparer quelque tuerie Toujours cachés dans quelque endroit, Plus de fausse Chevalerie !…

Que notre justice ait son cours ! Écrasons ces nids de vautours Avec leur vorace couvée Et la paix du monde est sauvée !…

Allons ! vive Dieu ! A leurs forêts mettons le feu, Puisqu'ils en ont fait des tanières ! Brûlons ces loups dans leurs repaires !…

De ce nouveau fléau de Dieu Muselons l'appétit farouche ! Bismark qui singe Richelieu N'est qu'un plagiaire de Cartouche !

Haro sur ces pillards ! rayons De la liste des nations Le sinistre et sanglant royaume ! A bas Bismark, Fritz et Guillaume !…

Allons ! vive Dieu ! A leurs forêts mettons le feu, Puisqu'ils en ont fait des tanières ! Brûlons ces loups dans leurs repaires !…

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