Jeune et belle Marie,
De tous chérie,
Je voulais d'un bouquet,
Frais et coquet,
A mon tour parer votre fête ;
Il est trop tard ! — Mais ces couplets,
Couplets, hélas, bien incomplets,
Vous portent les vœux du poète.
Que Dieu répande à tout jamais
Ses doux bienfaits
Sur le chemin de votre vie.
Malgré l'envie,
Qu'il vous tresse et vous tresse encor
Dans nos rudes sentiers, mignonne,
Pour vous en faire une couronne,
Des jours mêlés de soie et d'or !
Ange, soyez la joie
Qui se déploie
Sur le foyer calme et béni,
Comme un doux nid.
Soyez la voix qui dit : — Espère !
Le bonheur qui se tient au seuil ;
Soyez l'amour, soyez l'orgueil,
De qui vous aime et sait le taire !
Que votre sourire toujours,
Dore les jours,
D'une tendre mère, ô Marie !
Rose fleurie,
Brillez pour réjouir les yeux,
Et que partout votre présence
Exhale un parfum d'innocence ;
Fleur de la terre, ange des cieux !
Que puis-je dire encore ?
Vous, qu'on adore,
Vous, que l'on est heureux d'aimer,
Quels vœux former ?
Pour vous, si parfaite, si bonne,
Je murmure un Alléluia,
Et vous dis : — Ave Maria !
Comme à votre Sainte Patronne.