Ali répudia Zorah, la favorite,
Et, toutefois, son cœur ne pouvait l'oublier.
Il lui fit don, un jour, en lui rendant visite,
De perles brunes, un collier.
Zorah lui répondit : — « Votre sollicitude,
En vain par ce collier veut paraître en ce jour ;
J'ai des perles, à moi, des perles que l'amour,
Fit des pleurs répandus pour votre ingratitude ! »
Songeant à toi, longtemps mon âme redira
Le triste madrigal de l'amante africaine,
Car de ton abandon, comme elle, ô Madeleine
Longtemps mon âme pleurera !