J'aime l'hiver ! — Eh ! oui, je l'aime !
Sa rigueur ne me déplaît pas,
Et je sais trouver des appas
Dans son fantôme froid et blême
Moi qui suis pauvre je ne puis
Aller voir le printemps aux bois ou sur la grève…
D'abord, je lui dois mes ennuis ;
Celle que j'aime, il me l'enlève !
L'hiver me la ramène. Or donc, vive l'hiver !
Dès qu'il souffle j'ouvre ma porte.
Pour d'autres, s'il pleure dans l'air,
Pour moi, c'est l'espoir qu'il apporte !