Au lieu de garder le silence, De s'humilier sous l'affront, Il ose encor lever le front ? Ah ! c'est vraiment trop d'impudence !
C'est monstrueux et c'est bouffon ! Aussi faisons-nous bien d'en rire. Je parle de ce triste sire, Qui s'appelle Napoléon.
Il veut, — sa lettre est explicite, — Dans la pourpre encore s'asseoir, Il veut ressaisir le Pouvoir ; Il en-appelle au Plébiscite !
Voyons, à quoi donc songes-tu ? Que prétends-tu ? qu'entends-tu faire ? N'as-tu pas reçu ton salaire ; Le profond mépris qui t'est dû ?
Alors, viens et réglons tes comptes. Je mets des gants, comme tu vois, Pour ne pas me salir les doigts, En additionnant tes hontes !…
Mais, non ! homme sombre, fatal, Elles formeraient une liste Trop longue, trop sale, trop triste, Et nous connaissons le total !
Pour nous, tu n'étais plus qu'un songe. Nous te croyions enseveli Dans ta pourpre, dont chaque pli Cachait la fraude et le mensonge !
Nous t'avions oublié, vraiment, Et nous avions dit, magnanimes : — « Que le souvenir de ses crimes, Soit son unique châtiment !
« Bah ! qu'il végète ou qu'il pourrisse, Que nous importe ? il n'est plus là. A quoi bon remuer cela ? Le mépris en a fait justice ! »
Et toi que ce mépris frappait, Tu viens réclamer pour ta race ? Franchement, c'est par trop d'audace… Gavroche dirait du toupet !
De Sedan la sombre journée, Tibère, a tué ton parti, Demande-le donc à Conti. A la fureur de l'Assemblée,
Eh ! quoi ? tu ne doutes de rien ? Tu gardes encor l'espérance, De retourner régner en France ? Ah ! çà, mais tu nous hais donc bien ?
Allons, assez ! rentre dans l'ombre, Heureux qu'on t'y laisse, crois-moi, Tout est fini, fini pour toi, L'homme risible, l'homme sombre !
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