Tu fus pour moi cet ange radieux
Que Dieu créa pour consoler notre âme,
Et pour jeter sur nos fronts soucieux
Une pure auréole, une céleste flamme.
Pour soutenir nos pas au dur chemin,
Où tout homme faiblit quand le doute l'accable,
Tu fus pour moi cet ange secourable
Qui dit : — « Espère ! » — En nous tendant la main !
Il me fallait ta voix douce et bénie,
Il me fallait ton regard où j'allais
Puiser alors une paix infinie,
Pour mes douleurs sombres que j'oubliais !
Tu médisais : — « Courage ! » — et sur ma voie,
Près du chardon soudain brillait la fleur
Mes chants étaient l'écho de ton bonheur ;
Ma joie était un reflet de ta joie !