Au loin elle est partie encore !
Ange sur la terre en exil,
Sa vue était comme une aurore
Qui rayonne au matin d'avril !
Sa voix, sa douce voix si tendre,
Comme un écho venu des cieux,
Charmait alors mon cœur joyeux,
Et je m'enivrais à l'entendre !
Je souriais en l'écoutant,
Dans mon humble demeure,
Car j'espérais !… et maintenant
Je veux l'oublier… et je pleure,
Oui, je pleure comme un enfant !
J'espérais qu'un jour dans la vie,
Nous irions la main dans la main.
Cette espérance m'est ravie ;
Seul, je dois faire le chemin !
De la pure et blonde jeunesse,
Revenez, folles visions ;
O menteuses illusions,
Faites-moi croire à sa tendresse !
J e souriais en l'écoutant,
Dans mon humble demeure,
Car j'espérais !… et maintenant
Je veux l'oublier… et je pleure,
Oui, je pleure comme un enfant !