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1867

Aux Chefs de la Défense de Paris

Alexandre DUCROS

Et vous, qui présidez au destin de la France, Vous, en qui la Cité remit sa délivrance, Avocats, généraux, c'est assez de lenteurs ; Ouvrez enfin la lice à nos vaillants lutteurs ;

Gardez-vous d'énerver l'audace et le courage, De Paris fatigué de boire ainsi l'outrage. Agissez ! il est temps ! ou Paris, en courroux, Pour vaincre ou pour mourir se passera de vous. »

Que, si vous n'êtes pas à la hauteur sublime, De votre mission, alors quittez la cime. Ses éblouissements ont aveuglé vos yeux, Et le peuple de vous, certes, attendait mieux !

Agissez ! et cela pourra vous faire absoudre. Vous avez les éclairs, il vous manque la foudre, Ou bien foudre inutile elle dort dans vos mains, Quand le sang des héros inonde les chemins !

Criez donc : — « En avant ! » Et ce cri qu'on l'entende ! De nos jours, au pays nous faisons tous l'offrande ; Au combat ! au combat ! — C'est assez discourir. Avant que la province ait le temps d'accourir,

Balayons les Prussiens autour de notre enceinte, Pour qu'on dise : — « Paris, la ville grande et sainte, Ne comptant que sur elle au plus fort du danger, Se leva, combattit et chassa l'étranger ! »

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