Non, je ne dirai pas quelles soudaines fièvres
Son cher regard allume en moi,
Ni combien dans mon rêve empli d'étrange émoi
Mes lèvres vont compter des baisers sur ses lèvres !
Non, je ne dirai pas quel est ce rêve fou !
Elle me le défend…, à son vouloir je cède,
Mais le rêve m'emporte, il va je ne sais où….
Dans un ciel idéal, et, là, je la possède !
Mais quelle arrière joie ! et comme elle fait mal !
Alors que descendu de ce ciel idéal,
Je me dis : — « Ce n'était qu'un songe ! »
Mon cœur pleure, se brise et tout espoir en sort !
Le rêve était divin ; le réveil est mensonge,
Et je goûte un bonheur qui me donne la mort !