Ne me fais pas mourir sous les glaces de l’âge,
Toi qui formas mon cœur du feu pur de l’amour ;
Rappelle ton enfant du milieu de l’orage.
Dieu ! j’ai peur de la nuit. Que je m’envole au jour !
Après ce que j’aimai je ne veux pas m’éteindre ;
Je ne veux pas mourir dans le deuil de sa mort :
Que son souffle me cherche, attaché sur mon sort,
Et défende au froid de m’atteindre.
Laisse alors s’embrasser dans leur étonnement,
Et pour l’éternité, deux innocentes flammes.
Hélas ! n’en mis-tu pas le doux pressentiment
Dans le fond d’un baiser où s’attendaient nos âmes.