Skip to content
1843

LOUISE DE LA VALLIÈRE

Marceline DESBORDES-VALMORE

Comme ils s'aiment là-bas ! Mon père, qu'elle est belle ! Pardon… rendez à Dieu ce cœur lâche et rebelle : Dieu seul peut me guérir de cet immense amour Qui fut pour moi le monde, et la vie, et le jour ;

Dieu seul peut me cacher ces fronts pleins de lumières Qui viennent m'éblouir jusque dans mes prières ; Oui, jusqu'aux pieds du Christ imploré tant de fois, Jusque dans vos regards, mon père, je les vois.

Un cloître, s'il vous plaît, sur ces ombres heureuses ! Un cloître n'aura pas des nuits plus ténébreuses, Plus tristes que les nuits où j'ai tant, tant souffert ! Venez, je n'ai plus peur, j'ai passé par l'enfer.

Dieu ! pesez de nos maux l'étrange ressemblance ; Alors, vers le plus faible inclinez la balance : L'homme qu'elle a brisé la plaint et la défend ; Elle, c'est une femme avec un cœur d'enfant !

Cookies on Poetry Cove

We use cookies to remember your language preference and — only with your consent — to learn how Poetry Cove is used. You can change your mind any time.