En vain l’Aurore,
Qui se colore,
Annonce un jour
Fait pour l’Amour ;
De la pensée
Tout oppressée,
Pour te revoir,
J’attends le soir.
L’Aurore, en fuite,
Laisse à sa suite,
Un soleil pur,
Un ciel d’azur ;
L’Amour s’éveille ;
Pour lui je veille ;
Et, pour te voir,
J’attends le soir.
Heure charmante
Soyez moins lente !
Avancez-vous,
Moment si doux !
Une journée
Est une année,
Quand, pour te voir,
J’attends le soir.
Un voile sombre
Ramène l’ombre ;
Un doux repos
Suit les travaux ;
Mon sein palpite,
Mon cœur me quitte.
Je vais te voir ;
Voilà le soir.