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1860

LA VOIX D’UN AMI

Marceline DESBORDES-VALMORE

Si tu n’as pas perdu cette voix grave et tendre Qui promenait ton âme au chemin des éclairs Ou s’écoulait limpide avec les ruisseaux clairs, Éveille un peu ta voix que je voudrais entendre.

Elle manque à ma peine, elle aiderait mes jours. Dans leurs cent mille voix je ne l’ai pas trouvée. Pareille à l’espérance en d’autres temps rêvée, Ta voix ouvre une vie où l’on vivra toujours !

Souffle vers ma maison cette flamme sonore Qui seule a su répondre aux larmes de mes yeux. Inutile à la terre, approche-moi des cieux. Si l’haleine est en toi, que je l’entende encore !

Elle manque à ma peine ; elle aiderait mes jours. Dans leurs cent mille voix je ne l’ai pas trouvée. Pareille à l’espérance en d’autres temps rêvée, Ta voix ouvre une vie où l’on vivra toujours !

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