Skip to content
1860

LA JEUNE PENSIONNAIRE

Marceline DESBORDES-VALMORE

Ah ! je suis inconsolable D’avoir perdu mon ruban ! Ma chère, il était semblable Aux rouleaux de mon volant.

Celui-ci, bien qu’adorable. Regarde, est d’un autre blanc !… On a bien raison de dire : « Les chagrins sont près de nous.

Pas un cœur qui ne soupire Du sort méchant et jaloux. Tu ris… Ne me fais pas rire ! Pourtant, ce serait bien doux !

Mais je suis inconsolable D’avoir perdu mon ruban ! Ma chère, il était semblable Aux rouleaux de mon volant.

Celui-ci, bien qu’adorable, Regarde, est d’un autre blanc. Mise hier comme une fée, Au bras de mon frère Henri,

D’un coup de vent décoiffée. J’entre, et chacun pousse un cri J’étais toute ébouriffée : Juge si nous avons ri !

Mais je suis inconsolable D’avoir perdu mon ruban ! Ma chère, il était semblable Aux rouleaux de mon volant.

Celui-ci, bien qu’adorable. Regarde, est d’un autre blanc ! La joie est dans notre école. Mais toujours le bonheur ment !

Tiens, c’est un oiseau qui vole ! Moi, j’irai Dieu sait comment… Que ne suis-je un peu frivole Au moins pour danser gaiement.

Mais je suis inconsolable D’avoir perdu mon ruban ; Ma chère, il était semblable Aux rouleaux de mon volant.

Celui-ci, bien qu’adorable, Regarde, est d’un autre blanc. Si j’étais moins désolée Nous redirions notre pas…

Pourtant, avant l’assemblée. Chantons et valsons tout bas. Suis-moi ! je suis envolée ! C’est enchanteur, n’est ce pas !…

Mais je suis inconsolable D’avoir perdu mon ruban ; Ma chère, il était semblable Aux rouleaux de mon volant.

Celui-ci, bien qu’adorable, Regarde, est d’un autre blanc !

Cookies on Poetry Cove

We use cookies to remember your language preference and — only with your consent — to learn how Poetry Cove is used. You can change your mind any time.
LA JEUNE PENSIONNAIRE · Marceline DESBORDES-VALMORE · Poetry Cove