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1860

L’ESPÉRANCE

Marceline DESBORDES-VALMORE

Ouvrez ! ouvrez ! Je suis bonne nouvelle ! Je viens de loin et mes pieds sont poudreux. Vous m’attendiez : j’accours dès qu’on m’appelle : Ouvrez ! J’arrive avec des biens nombreux.

Prenez ceci, puis ceci, puis encore : Voilà de quoi remplir bien des beaux jours. Adieu ! J’entends une voix qui m’implore ; Gardez mon nom, je reviendrai toujours.

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