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1860

L’AUMÔNE

Marceline DESBORDES-VALMORE

Toute fleur bénit sur la terre L’eau qui tombe pour la nourrir ; L’aumône est l’eau qui désaltère : Sois béni, toi qui peux l’offrir !

Fais tant et si souvent l’aumône Qu’à ce doux travail occupé, La mort te trouve et te moissonne Comme un lys pour le ciel coupé.

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L’AUMÔNE · Marceline DESBORDES-VALMORE · Poetry Cove