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1922

XXXII

Tristan DERÈME

Ce soir d'octobre est lourd comme ta lourde chevelure, Et jamais plus mes yeux ne te verront ; Je n'entendrai plus ta voiture S'arrêter au bas du perron.

Tu n'apparaîtras plus ainsi qu'une aube printanière Dans cette chambre où tu pleuras ; Et jamais plus dans la lumière Ne s'ouvrira la courbe heureuse de tes bras.

La tempête a brisé la lampe familière Qu'on ne rallumera jamais ; Sur tes épaules le temps verse sa poussière, Et tes yeux sont fermés.

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