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1922

XLVII

Tristan DERÈME

Girouette, tu peux crier sur les ardoises, Grincer comme une dent sur d'acides framboises ! Hiver, tu peux lancer aux vitres tes grêlons Qui bourdonnent comme une averse de frelons,

Qu'importe ! Hiver, brandis tes trompettes de cuivre Et déchaîne tes chiens sur la route de givre Et les chevaux des ouragans ! Je m'en bats l'œil ! Je m'en bats l'œil ! Je lis des vers dans mon fauteuil !

Beauté des jours ! Beauté des livres et des lèvres ! À mon coupé, j'attellerai cent douze lièvres. Sous l'azur plus vibrant qu'une aile de perdrix, Et j'irai vers les bois que mon rêve a fleuris !

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