Skip to content
1922

XLIII

Tristan DERÈME

Souffle ta lampe ! Le matin A frissonné sur les collines ; Et, morose, le cœur lointain, Dans la pénombre tu t'inclines.

Ouvre ta porte ! Le verger N'est qu'une verdure légère, Dans la lumière où l'air léger Sent l'herbe humide et la fougère.

Et d'un esprit calme et plus pur, Loin des douleurs que tu cisèles, Regarde tourner dans l'azur Les colombes aux blanches ailes !

Cookies on Poetry Cove

We use cookies to remember your language preference and — only with your consent — to learn how Poetry Cove is used. You can change your mind any time.
XLIII · Tristan DERÈME · Poetry Cove