Une pie de neige et d'ébène Ou, si l'on veut, de craie et de charbon, Tandis que je songe à ma peine S'envole et vole au vert vallon.
L'eau fredonne sous mes semelles Et je m'endors dans l'herbe du talus. Voici des jours et des semaines Que pour moi tu ne souris plus.
Tu dois pleurer dans cette ville Comme, la nuit, je pleure loin de loi… Le vent (qui sait ?) souffle, et ravive Les girouettes sur le toit
Rouge de cette maisonnette En fleurs où nous nous sommes tant aimés ; Mais les roses de la tonnelle Refleuriront-elles jamais
Pour moi qui, près de la rivière Que frôle et griffe un bleu martin-pêcheur, En attendant que l'oubli vienne Avec son calme et sa fraîcheur
Compose un poème inutile En écoutant les blancs et bleus remous De l'eau qui chante sous la digue Et qui caresse les cailloux.
Une pie de neige et d'ébène Ou, si l'on veut, de craie et de charbon, Tandis que je songe à ma peine S'envole et vole au vert vallon.
L'eau fredonne sous mes semelles Et je m'endors dans l'herbe du talus. Voici des jours et des semaines Que pour moi tu ne souris plus.
Tu dois pleurer dans cette ville Comme, la nuit, je pleure loin de loi… Le vent (qui sait ?) souffle, et ravive Les girouettes sur le toit
Rouge de cette maisonnette En fleurs où nous nous sommes tant aimés ; Mais les roses de la tonnelle Refleuriront-elles jamais
Pour moi qui, près de la rivière Que frôle et griffe un bleu martin-pêcheur, En attendant que l'oubli vienne Avec son calme et sa fraîcheur
Compose un poème inutile En écoutant les blancs et bleus remous De l'eau qui chante sous la digue Et qui caresse les cailloux.
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