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1922

LXXVIII

Tristan DERÈME

Prends ton manteau. Suspends les plaintes éternelles Et buvons la splendeur des heures automnales, Car la pourpre des bois environne le zèbre Qui rue et trotte et mord le feuillage et se cabre.

C'est le nouvel octobre et la sente où je marche Je la foulais naguère en brandissant la torche Quand je voulais au sort attacher des entraves Et nouer à l'azur les roses de mes rêves.

Et nous nous oublierons et que notre cœur saigne En regardant glisser la souplesse d'un cygne Et nous contemplerons, dédaigneux des clepsydres, Les paons de cuivre bleu dans le bronze des cèdres.

Prends ton manteau. Suspends les plaintes éternelles Et buvons la splendeur des heures automnales, Car la pourpre des bois environne le zèbre Qui rue et trotte et mord le feuillage et se cabre.

C'est le nouvel octobre et la sente où je marche Je la foulais naguère en brandissant la torche Quand je voulais au sort attacher des entraves Et nouer à l'azur les roses de mes rêves.

Et nous nous oublierons et que notre cœur saigne En regardant glisser la souplesse d'un cygne Et nous contemplerons, dédaigneux des clepsydres, Les paons de cuivre bleu dans le bronze des cèdres.

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