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1922

LXXIII

Tristan DERÈME

Et naguère aux midis de résine imprégnés, Après les bois de pins torrides, je baignais Mes mains dans tes cheveux comme dans une eau pure, Ô toi que mon amour ce soir caresse et pare.

Tu trempais en riant des roses dans du sucre Et tu mordais dans leur fraîcheur à blanche nacre Et quand tu me tendais tes lèvres, j'y goûtais Les roses dont l'arôme embaume les étés.

Et naguère aux midis de résine imprégnés, Après les bois de pins torrides, je baignais Mes mains dans tes cheveux comme dans une eau pure, Ô toi que mon amour ce soir caresse et pare.

Tu trempais en riant des roses dans du sucre Et tu mordais dans leur fraîcheur à blanche nacre Et quand tu me tendais tes lèvres, j'y goûtais Les roses dont l'arôme embaume les étés.

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