Skip to content
1922

LV

Tristan DERÈME

Regarde. La glycine a jauni sur la porte, Et voici que l'automne aux tempes couronnées De lierre caduc et de roses fanées S'avance et d'un pied lourd foule les feuilles mortes.

Il marche et son manteau de pourpre au crépusculeIl marche et son manteau de pourpre au crépuscule Se dénoue et se mêle aux nuances champêtres. Mon cœur, voici l'octobre ; et les joueurs de flûteMon cœur, voici l'octobre ; et les joueurs de flûte Commencent à siffler sous la voûte des hêtres.

Veux-tu, nous quitterons pour la ville prochaine Les parterres flétris et l'ombrage des chênes, Et la maison rustique au milieu du feuillage Qui sut nous accueillir au retour du voyage,

Et la source. Mon cœur, partons ; voici l'automne Et la dernière abeille aux troènes bourdonne.

Cookies on Poetry Cove

We use cookies to remember your language preference and — only with your consent — to learn how Poetry Cove is used. You can change your mind any time.
LV · Tristan DERÈME · Poetry Cove