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1922

CXLVIII

Tristan DERÈME

Comme les marronniers d'Inde et la grange, qu'on Me rende, avec les lilas de l'auberge Le rosier qui parait la grille et le balcon D'une guirlande jaune et verte ;

Et que je puisse, loin du vacarme et des cris Qui font trembler les vitres de la ville. Revoir l'azur et sous les lents nuages gris Les feuilles rouges de la vigne.

Collines douces, nuits qu'embaument les foins mûrs, Ne goûterai-je plus vos molles grâces, Et ne verrai-je plus le noir lierre aux murs Et les oranges des terrasses ?

Comme les marronniers d'Inde et la grange, qu'on Me rende, avec les lilas de l'auberge Le rosier qui parait la grille et le balcon D'une guirlande jaune et verte ;

Et que je puisse, loin du vacarme et des cris Qui font trembler les vitres de la ville. Revoir l'azur et sous les lents nuages gris Les feuilles rouges de la vigne.

Collines douces, nuits qu'embaument les foins mûrs, Ne goûterai-je plus vos molles grâces, Et ne verrai-je plus le noir lierre aux murs Et les oranges des terrasses ?

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