C'étaient les maquignons sous le jaune feuillage, Les mules grises, les brebis de l'Ariège, Les charrettes, le bruit, les clochettes, les cris, Et les ruades quand les bois étaient fleuris
Du premier givre des novembres. À l'auberge Les ivrognes juraient et se coupaient la gorge, Dans l'odeur du vin rouge et du mouton graisseux. Nous fumions notre pipe et n'étant pas de ceux
Que le puant aspect des goujats passionne Nous allions vers les bois et battions cette chienne Qui dans les basses-cours étranglait les poulets. Les ornières craquaient sous nos semelles. Les
Moineaux roux se gonflaient sur les piquets des vignes. Ballerines, vos mains se collaient à vos peignes Et vous dansiez, et vous tourniez et vous tapiez Le plancher rouge et vert qui sonnait sous vos pieds.
Pourquoi toujours pensais-je à cette ardeur lointaine Dans ce décor malade et glacé de l'automne, Pourquoi voyais-je encor vos visages crispés, Ces lanternes, ces pleurs et ces noirs canapés,
Quand nous rêvions au bord de la Garonne grise Où la lune tremblait comme une pâle rose ? C'étaient les maquignons sous le jaune feuillage, Les mules grises, les brebis de l'Ariège,
Les charrettes, le bruit, les clochettes, les cris, Et les ruades quand les bois étaient fleuris Du premier givre des novembres. À l'auberge Les ivrognes juraient et se coupaient la gorge,
Dans l'odeur du vin rouge et du mouton graisseux. Nous fumions notre pipe et n'étant pas de ceux Que le puant aspect des goujats passionne Nous allions vers les bois et battions cette chienne
Qui dans les basses-cours étranglait les poulets. Les ornières craquaient sous nos semelles. Les Moineaux roux se gonflaient sur les piquets des vignes. Ballerines, vos mains se collaient à vos peignes
Et vous dansiez, et vous tourniez et vous tapiez Le plancher rouge et vert qui sonnait sous vos pieds. Pourquoi toujours pensais-je à cette ardeur lointaine Dans ce décor malade et glacé de l'automne,
Pourquoi voyais-je encor vos visages crispés, Ces lanternes, ces pleurs et ces noirs canapés, Quand nous rêvions au bord de la Garonne grise Où la lune tremblait comme une pâle rose ?
Cookies on Poetry Cove