Tu n'aimes pas les vers, car tu es belle et dis Qu'il faut saisir le temps sous des ongles hardis Et tenaces, le déchirer, rouge grenade, Le mâcher et jeter l'écorce vaine. Une ode,
Son ampleur magnifique et son rythme pareil Aux respirations des flots sous le soleil, Sa splendeur, son tumulte et ses tempêtes sourdes Qu'importent, et tout l'art, puisqu'il faut que tu mordes
Ivre et pour en jouir la vie à pleines dents ! « Les poètes, dis-tu, qui contemplent, qui dans Le secret de leur cœur reconstruisent le monde, Peignent de vains décors sur des coques d'amande.
Je tressaille, je plonge et je m'évanouis Aux durs baisers du fleuve, à ses cris inouïs, L'eau m'emporte, me bat, m'enivre et quand j'émerge, Poètes, je vous vois qui rêvez sur la berge. »
Tu n'aimes pas les vers, car tu es belle et dis Qu'il faut saisir le temps sous des ongles hardis Et tenaces, le déchirer, rouge grenade, Le mâcher et jeter l'écorce vaine. Une ode,
Son ampleur magnifique et son rythme pareil Aux respirations des flots sous le soleil, Sa splendeur, son tumulte et ses tempêtes sourdes Qu'importent, et tout l'art, puisqu'il faut que tu mordes
Ivre et pour en jouir la vie à pleines dents ! « Les poètes, dis-tu, qui contemplent, qui dans Le secret de leur cœur reconstruisent le monde, Peignent de vains décors sur des coques d'amande.
Je tressaille, je plonge et je m'évanouis Aux durs baisers du fleuve, à ses cris inouïs, L'eau m'emporte, me bat, m'enivre et quand j'émerge, Poètes, je vous vois qui rêvez sur la berge. »
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