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1922

CI

Tristan DERÈME

Ce mouchoir sent l'éther comme ta chevelure, Et ton visage est doux comme la pure lune Qui verse sa blancheur dans la chambre où parmi Les fleurs je sais bercer mon amour endormi.

La forêt rousse était comme une peau de nèfle Et le soleil du soir caressait ta jeunesse Et tu tourbillonnais dans un voile d'azur Si léger qu'on eût dit de la lumière sur

Des roses. Ton parfum de ce mouchoir s'exhale. Mais hier je tendais les mains vers ton visage, Quand soudain me lançant une rose dans l'œil Tu t'enfuis à cheval sur un grand écureuil.

Ce mouchoir sent l'éther comme ta chevelure, Et ton visage est doux comme la pure lune Qui verse sa blancheur dans la chambre où parmi Les fleurs je sais bercer mon amour endormi.

La forêt rousse était comme une peau de nèfle Et le soleil du soir caressait ta jeunesse Et tu tourbillonnais dans un voile d'azur Si léger qu'on eût dit de la lumière sur

Des roses. Ton parfum de ce mouchoir s'exhale. Mais hier je tendais les mains vers ton visage, Quand soudain me lançant une rose dans l'œil Tu t'enfuis à cheval sur un grand écureuil.

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