A ce camarade rêvé
Dont le jeune spectre me hante,
A sa grande âme bienfaisante,
A son esprit si cultivé,
A sa science, à son courage,
A sa douce protection,
A sa force, à sa passion,
Elle qui lut si loin la page,
A ses cheveux noirs coupés courts,
A ses grands sourcils, à son rire
Aux belles dents, qui, certains jours,
Était plus gai qu'on ne peut dire,
A son front toujours en souci,
A son regard couleur de lune,
Ce regret de mon cœur transi
Qui, parfois, touche à la rancune.