J'aimerai toujours le voyage,
Son vertigineux paysage
Où l'on se promène au passage
Par les yeux seulement,
Où l'on voit tout : bleus de féerie,
Cités, monts et vaux, galerie
De tableaux courant, en furie,
Le long du train dément.
Je suis seule. Je me repose
Dans une négligente pose
A voir du vert, du brun, du rose,
Loin du quotidien,
Et parfois, je pence ma tête
Sur un roman charmant et bête,
Vieille rengaine anglaise, faite
Exactement de rien.