Visages où reluit l'œil assommé de noir
Dans le blême du fard piqué de fausses mouches
Et que barre le rouge exaspéré des bouches,
Elles traînent à deux dans l'ombre d'un trottoir.
Elles vont avec un canaille nonchaloir
Et le parler trop près des intimités louches ;
Et des plumes de coq, silhouettes farouches,
Sur leurs chapeaux baissés tremblent au vent du soir.
Et, cependant qu'au loin ces figures de vice
Bras dessus, bras dessous, font l'agent de service
Cligner un regard dur sous un sourcil matois,
Une procession d'étoiles, aux cieux vastes
S'égrène par delà l'océan fou des toits
Pour les rêves émus et les prunelles chastes…