La nuit d'hiver est sombre malgré
La lune nageant dans des nuages ;
Le gazon met une odeur de pré
Dans l'air mouillé dont suent les branchages ;
On ne sait d'où, sur le jardin nu,
Ce souffle de tiédeur est venu…
Et, croyant le printemps lourd de baumes
Miraculeusement de retour,
Dans le noir, des chats, brisés d'amour,
Geignent avec des voix de fantômes.