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1902

TROISIÈME DÉCEMBRALE

Lucie DELARUE-MARDRUS

La nuit d'hiver est sombre malgré La lune nageant dans des nuages ; Le gazon met une odeur de pré Dans l'air mouillé dont suent les branchages ;

On ne sait d'où, sur le jardin nu, Ce souffle de tiédeur est venu… Et, croyant le printemps lourd de baumes Miraculeusement de retour,

Dans le noir, des chats, brisés d'amour, Geignent avec des voix de fantômes.

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