L'automne, bouquet mort qui s'effeuille sur nous,
Chante au luth des roseaux comme un refrain d'aède.
Le souffle d'un amant passe dans son vent tiède,
Rudoyeur d'arbres d'or à même les ciels fous.
Des feuilles choient ; la mer en roule dans ses vagues ;
Celles des marronniers rouent parmi les chemins ;
La journée est un long crépuscule… Ah ! des mains !
Tendre des mains de rêve opulentes de bagues
Vers on ne sait quel songe immense ; et en sentit
Qui vous prennent ; et fuir dans leur force qui noue
Vers là-bas, vers très loin, à jamais joue à joue
Avec quelqu'un qui soupirait dans ce soupir
Des roseaux, dont le souffle en la brise était tiède
Et qui hantait les bois de cette âme d'aède !…