Je suis et ne fus qu'un poète,
Mais vivre n'admet pas cela
Et je dois aussi, de ma tête,
Tirer les écrits que voilà.
Il faut bien que je vive en prose
Puisque je dois gagner mon pain.
Je n'aurai pas toujours dépeint
Ce que j'avais vu de la rose,
Pas toujours écouté la voix
Divine, qui dans l'air frisonne.
D'ailleurs, je suis lasse, parfois,
D'écrire des vers pour personne.