Mon cœur pleure et mes yeux ne veulent pas pleurer…
Oh ! sentir mon chagrin ruisseler sur ma joue,
Ma bouche se crisper d'une suprême moue
Et, sur mes mains, le froid de mes larmes errer !
Mais pendant que je vais par les bois toute seule
De corps et d'âme, avec ma face sèche, veule,
Le sein gonflé du mal de n'avoir pas d'espoir
Ni présent, ni futur ; du mal de ne rien voir
De bon dans le monde et de ne pouvoir comprendre
Ce qui viendra lorsqu'il sera réduit en cendre,
Du mal de ne savoir que croire et qu'adorer,
Mon cœur pleure et mes yeux ne veulent pas pleurer.