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1910

SOLITAIREMENT

Lucie DELARUE-MARDRUS

Aux jours où la pensée et les pas sont errants, J'irai me promener avec ma solitude, Et je croirai sentir une sollicitude Parmi le vent, la mer, le ciel indifférents.

Alors, interrogeant la nature muette, Je lui dirai : « Vers quoi mon cœur bat-il si fort ? » Elle me répondra : « Vers la mort, ô Poète ! » Et me répétera : « Vers la mort ! Vers la mort ! »

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